Carambolez, carambolez… il en restera toujours quelque chose*

L’exposition « Carambolages » est à mon sens un événement majeur en muséographie contemporaine. Son commissaire, Jean-Hubert Martin, n’en est pas à son premier coup d’éclat – parmi ses nombreux faits d’armes, on se souvient entre autres des « Magiciens de la terre » au Centre Pompidou, en 1989 déjà. Il ne s’est jamais arrêté de produire depuis mais c’est peut-être ici qu’il affirme avec le plus de force le principe d’une mise en scène guidée par l’objet lui-même, plutôt que par sa théorie – son cadre historique ou ethnologique.