Un beau jour de septembre

J’avais vraiment bien organisé tout ça. Je descendais de ma montagne mardi matin en partant dès sept heures pour éviter les embouteillages autour d’Aix, j’avais ma réunion toute la journée au Museon Arlaten, je dormais à Gardanne chez Pascale et Eric, puis je prenais l’avion à Marignane pour Lille, où j’allais rencontrer l’équipe du musée La Piscine, à Roubaix. Je venais de remporter le marché d’assistant à maîtrise d’ouvrage pour accompagner ce musée dans la définition puis la réalisation d’un dispositif de médiation numérique global. J’allais faire connaissance avec le lieu et l’équipe, et mettre le projet en route. Je devais rentrer vendredi midi puis rester dans les parages du littoral pour ma répète du soir, à Velaux – clavier et accessoires étaient déjà dans la voiture. Si tout se passait bien je serais de retour à la maison vers une heure du matin.

*

Au petit déjeuner, on parle peinture avec Pascale, et musique avec Eric. Pascale s’en va donner son cours sur la couleur et m’explique qu’il sera question aujourd’hui des nuances de blanc, et comment elle démontrera à ses étudiants qu’il y a la plupart du temps une teinte cachée dans ce qu’on appelle simplement « blanc », qu’il va leur falloir apprendre à contrôler. Avant de rejoindre son atelier vidéographique à Marseille, Eric a, lui, un cours de violon, et se chauffe un peu en prévision. Pendant qu’il fait ses gammes moi j’installe mon instrument, sachant que je vais repasser par ici vendredi après-midi, pour travailler un peu en attendant la répète.

On se quitte devant la maison. Je vais retrouver ma voiture tandis que le chevalier Eric enfourche son vélo, le violon en bandoulière. Le GPS me donne un chemin prévisible et c’est sans appréhension que je le suis cette fois. Jusque là tout va bien…

L’air est vif et la lumière de septembre est très belle. Je me trouve chanceux d’être maître de mon temps et de mes mouvements par un temps pareil – plutôt que d’être enfermé dans un bureau, je veux dire.

J’arrive sans encombre dans le système aéroportuaire dont les organes sont répandus sur plusieurs hectares – parkings, halls, pistes, hangars, tours… J’ai réservé une place pour faire dormir ma voiture au P7 pendant deux jours. Grâce au plan imprimé sur la réservation je trouve assez vite ce parking… qui affiche fermé parce que plein.

Sur le papier, il est écrit un truc qui dit, en gros : « Ne flippez pas si c’est complet : avancez-vous et les caméras identifieront votre plaque. Vous pourrez entrer. »

Eh bien non. J’avance, je recule, j’avance encore… Rien n’y fait. Et derrière moi (un autre optimiste qui ne croit pas les panneaux) on s’énerve. Je me retourne pour dévisager le conducteur. Il gesticule. Je ne lui offre aucune réaction en retour, ce qui doit l’enrager – enfin je l’espère. Je relis mon papier consciencieusement, pendant que des bruits de moteur et d’embra­yage derrière moi trahissent une certaine agitation. Je lis : « En cas de problème n’hésitez pas à solliciter le service client, grâce au bouton d’appel ». Je trouve le bouton, planqué tout en bas. J’appuie.

On dit souvent des trucs comme « J’arrive dans deux minutes », où « deux minutes » est censé être un délai très court. Mais quand on appelle quelqu’un au téléphone, par exemple, deux minutes sans réponse c’est une éternité. Là le mec a dû en mettre trois. J’avais même oublié que ça sonnait et je me demandais sur quelle solution j’allais pouvoir me rabattre.

—    Oui ?
—    …
—    Allo ?
—    Oui, oui. Euh… j’ai une réservation pour le P7 mais c’est fermé. Pas moyen d’entrer.
—    Oui, il est complet.
—    …
—    …
—    Mais j’ai une réservation…
—    Allez au P3.
—    Au P3 ?
—    Au P3.
 

Clic.

Je fais marche arrière. Au passage je vois que mon énervé de tout à l’heure est debout devant l’autre appareil et appuie sur le bouton toutes les secondes. Je crains la crise cardiaque…

Après trois ou quatre ronds-points je suis bien obligé d’admettre que P3 n’est indiqué nulle part. Mais grâce au plan affiché sur ma réservation je repère enfin ma nouvelle destination, que j’atteins sans problème. Heureusement que j’ai prévu large pour l’horaire.

Je vois des voitures entrer. Je m’avance. Les caméras sont braquées sur ma plaque – mais rien ne se produit. Je rappelle mon pote qui doit être en train de regarder le match et qui met à peu près le même temps que tout à l’heure pour réagir, espérant sans doute qu’on se décourage.

—    Oui…
—    Eh bien j’y suis.
—    Où ça ?
—    Au P3.
—    Et alors ?
—    Ben, c’est vous qui m’avez dit d’aller au P3 puisque le P7 était complet.
—    Quel est le problème ?
—    Le problème c’est que j’ai une réservation au P7, une réservation que j’ai déjà payée.
—    Prenez un ticket.
—    Je prends un ticket ?
—    Prenez un ticket.
—    Et pour ressortir ?
—    Vous appellerez.
—    J’appellerai ?
—    Oui.
 

Clic.

D’accord, je suis bien obligé de le croire. Alors je trouve rapidement une place, je me gare et me dirige vers le hall MP2, pour les low costs – je suis sur Ryanair.

Au comptoir je commence à faire la queue puis je me souviens que, sans bagage en soute, et muni de ma carte d’embarquement, je peux passer tout droit. J’avance donc dans le couloir menant à la sécurité et j’enfile une autre queue entre des barrières où je parcours environ deux kilomètres avant de me rendre compte que c’est le point de dépose des valises en soute – chez les low costs, c’est le voyageur qui doit acheminer ses bagages depuis le guichet d’enregis­trement. Je refais le chemin en sens inverse et accède enfin à la sécurité. Là encore, avant d’arriver à la dernière personne qui attend je couvre une sacrée distance.

Arrivé au point où l’on doit choisir un tapis roulant, je me dirige vers la file la moins longue, puis je trouve qu’ils ne vont pas vite et je prends celle d’à côté, mais il y a une personne qui pose problème (carte d’embarquement apparemment perdue), alors je reviens à la première.

—    Vous avez déjà pris l’avion vous ?
 

Mon interlocuteur est derrière mon épaule et me fait un large sourire édenté, encadré par des joues qui n’ont pas vu un rasoir depuis une semaine. De surcroît, je crois détecter une épaisse émanation d’ail – de saucisson à l’ail, dirais-je.

—    Quoi ?
—    Vous avez déjà pris l’avion ?
 

Je le regarde par-dessus mes lunettes pour voir s’il se fout de ma gueule.

—    Des centaines de fois.
—    Nous c’est la première.
 

Il n’a pas l’air méchant. Alors je blague un peu pour le rassurer. Avec sa femme ils appréhendent mais ils ne sont pas morts de trouille non plus. Ils parlent chti : a priori très gentils ils sont de vraies caricatures de paysans, à l’élégance protohistorique et en forme de tonneau tous les deux.

—    Si tous ceux-là vont le prendre, l’avion, ça doit pas être si terrible, dit le monsieur en souriant.
 

Ils sont adorables…

Tout devant, il y a un américain dans les soixante-quinze ans sur une sorte de trottinette électrique équipée d’un siège, avec sa femme. Trois ou quatre personnels de la sécurité s’entretiennent avec eux. Je n’entends pas la conversation mais je vois les gesticulations des uniformes et l’agitation du couple. Finalement, dans un geste de résignation rageur, l’homme se lève (miracle ?) et commence à démonter son véhicule dont il pose violemment les pièces sur le tapis roulant. Il est au bord de la crise de nerf et va bientôt mordre.

Comme il se dirige vers le portique on lui dit quelque chose. Il semble incrédule. On lui répète. Puis en hochant tristement la tête comme si on venait de lui apprendre l’élection de Trump, il défait sa ceinture pour la poser dans le bac de ses affaires. Mais ce n’est pas tout, apparemment, et là il semble complètement abasourdi. Il se tourne vers sa femme, probablement pour lui demander si elle a entendu la même chose que lui. L’expression scandalisée de celle-ci confirme. Et c’est presqu’en larmes qu’il pose enfin sa propre canne sur le tapis, contraint de s’appuyer sur l’épaule de son épouse pour avancer.

C’est à ce moment que tout s’arrête : les éléments de la trottinette ont déchiré le tapis roulant.

La tension monte parmi les passagers qui commencent à s’inquiéter de l’heure. On nous explique pourtant qu’il faut passer au tapis voisin.

D’un seul mouvement qui aurait pu être répété, nous intégrons tous la file d’à côté où chacun, comme d’une équipe adverse dans un sport qui pourrait ressembler au rugby, nous regarde d’un air mauvais. Il faut sourire ostensiblement tout en insérant comme un coin nos affaires entre deux voyageurs. Ça maugrée de partout et on frôle le lynchage… Je perds alors la trace du couple américain dont les bagages sont pris en otage par l’infernale machine, et qui ne reviendront certainement jamais en France. Que sont-ils devenus ?

Mes voisins chtis sont comme moi : ils portent leurs valises et leurs bacs en plastique avec leurs affaires personnelles au grand jour, dont leur ceinture, leur pantalon menaçant dangereusement de retomber sur les chevilles… Ils ont l’air de trouver ça très drôle et sont complètement inconscients des regards assassins qu’on leur décoche.

Derrière moi, une nana souffle et transpire.

—    Mon avion décolle dans 20 minutes.
 

Je me demande si je ne vais pas lui céder ma place mais je vois sur ma carte d’embarquement que je ne dois pas traîner non plus.

—    Vous allez sur Lille ?
—    Oui.
—    Moi aussi.
 

Je finis par passer. Je récupère mes affaires. Je m’avance vers les portes d’embarquement d’un pas vif.

Je vérifie que j’ai bien à la main ma carte d’embar­quement et ma carte d’identité : je trouve la première mais pas la seconde. Oups…

Hésitant, je m’arrête dans ma trajectoire pour réfléchir et fouiller mes poches. Je regarde vers la sécurité que je viens de passer, et je vois venir vers moi la nana de tout à l’heure.

—    Ils ont votre pièce d’identité.
—    Ah merci…
 

Je suis quand même un peu vexé qu’elle m’ait reconnu vu la tête de zombi faisandé que je fais sur cette photo. Je n’ai que cent mètres à faire pour récupérer mon bien et je suis reparti.

C’est à ce moment que je vérifie à nouveau mon billet : en fait, l’heure fatidique c’était la dernière limite pour l’enregistrement. Et c’est déjà derrière nous (la première queue que je n’ai pas faite) alors on est bon. Je retrouve ma collègue dans une autre queue, pour pénétrer dans la salle d’embarquement, et je lui explique.

—    Ah d’accord. Tout va bien alors.
—    Eh oui. L’heure d’enregistrement c’est la dernière limite pour enregistrer ses valises.
 

Le mot « valise » résonne bizarrement. Je regarde au bout de mon bras droit, puis du gauche : pas de valise. Elle est restée sur le tapis – je n’ai pris que mon cartable.

Une foule de sentiments m’assaillent tandis que je prends congé de mon interlocutrice et repars en courant vers la sécurité. L’urgence, d’abord, mais tout de suite après la crainte : et s’ils étaient en train de déminer mon bagage abandonné ? Je cours plus vite. Je me demande ce que croient les gens qui voient un sexagénaire aux cheveux blancs fuir l’avion aussi vite, et je détecte certains regards à un clic de la panique. En arrière pensée j’ai aussi, comme souvent, le jugement critique de mes fans les plus sévères : que dira la famille quand je raconterai cette histoire ? En fait ce n’est pas une question : je sais exactement à quoi m’en tenir, et cela me fait sourire.

Ma petite valise à roulettes en aluminium m’attend sagement sur le tapis. Personne ne fait attention à elle. En la reprenant j’ai presque le réflexe de la rassurer – « Mais non, je ne t’ai pas oubliée ».

Je reviens dans cette queue qui pourrait être la dernière – mais il faudra encore se mettre en rang pour sortir sur le tarmac, puis enfiler l’escalier de l’avion, et enfin atteindre sa place… Au moment d’entrer dans la salle on me dit qu’il y a trop de monde et que ma valise ira dans la soute. La préposée, qu’on aurait voulue charmante mais non, met un sticker autour de la poignée et un autre sur ma carte d’embarquement.

Une fois dedans, debout avec tout le monde, je vire les stickers de part et d’autre et les mets dans ma poche : eh bien non, ma valise n’ira pas dans la soute. Je n’ai aucune envie de l’attendre une demi-heure à l’arrivée auprès d’un carrousel neurasthénique.

Je retrouve mes chtis, qui s’interrogent sur leur place. Je leur explique qu’à partir de 20 (mais j’ai un doute, je lève les yeux, croise le regard de ma copine de tout à l’heure, qui acquiesce) ils devraient prendre la porte de derrière – personne chez Ryanair n’expli­que ce truc. Ils regardent leur numéro de place : Ils sont l’un à côté de l’autre en 26, juste derrière moi qui suis en 25.

Un autre monsieur près de moi raconte que, lorsqu’on réserve pour deux personnes, les places sont par défaut dispatchées aussi loin que possible l’une de l’autre. Pour être ensemble, il faut acheter l’option « choisis ton siège ». On glose sur la mesquinerie de la démarche. Le monsieur m’explique qu’avec sa femme ils ont fait un échange, à l’aller, avec un mec dont la femme était à côté de la sienne. Bref, ils ont pu tous se retrouver. Pour une raison qui doit être liée à l’aug­mentation significative de la bêtise au milieu d’une foule, cela fait rire tout le monde.

Je parle fort. Je blague. Je pense à mes enfants qui me renieraient s’ils étaient là.

Je tente de rassurer mes chtis qui s’inquiètent un peu. On discute. Je leur demande comment ils sont venus. En voiture disent-ils.

—    De Lille ?
—    Non, d’Embrun (une ville des Hautes-Alpes, pas vraiment loin de chez moi).
 

Leur fille les a amenés. J’aurais pourtant juré qu’ils étaient du Nord.

—    Ah, je croyais que vous étiez de là-haut.
—    Oui mais maintenant on habite à Embrun. On a un petit appartement très fonctionnel. Là on va voir un parent.
—    C’est vrai ? Moi j’habite aussi par là, près de Sisteron. Bla bla…
 

Ça commence à bouger – l’embarquement est imminent.

—    Vous savez où on va ?
—    Oui oui, on sort par là.
—    Suis cht’homme, dit-il à sa femme.
 

Comme prévu je garde ma valise et lui trouve une place sans problème dans les rangements du dessus.

Je suis assis au milieu de la rangée, entre les sièges de l’allée et du hublot. Je comprends maintenant que c’est parce que j’ai pris ma place assez tôt, et comme je ne l’ai pas choisie on m’a donné la pire.

Un grand mec se présente. Il a du mal à décoder les numéros de place. Je lui confirme qu’il est à côté de moi, au hublot, et je lui demande si c’est ce qu’il veut, au cas où il préférerait mon siège : « Ma foi… ». Un fataliste. Il s’installe, puis me raconte qu’à l’aller il avait un journal mais que là il n’en a pas.

—    Ah…
—    Vous, vous lisez le Monde sur votre portable ?
 

En effet, il a vu ce qui s’affiche sur l’écran de mon téléphone. Que répondre ?

—    Oui.
 

Rien ne l’arrête… Il va à Arras – je n’ai rien demandé mais il tient à m’informer. Et avant il passe par Bayonne pour voir un oncle. Bayonne ? Se serait-il trompé de vol ? Lueur d’espoir…

—    Non : Bailleul.
—    Ah…
 

Je réponds sans lever la tête de mon iPhone histoire de décourager la conversation, qui s’éteint effectivement.

Quand tout le monde est apparemment installé la place de l’allée à côté de moi est libre. Je me sens obligé d’expliquer à mon voisin que je n’ai rien contre lui mais que si je me déplace on pourra poser nos affaires sur le siège entre nous. Pas de réaction… Alors j’effectue la manœuvre – et lui aussi : il prend mon ancien fauteuil.

Mon expression trahit forcément la perplexité et probablement aussi un soupçon de réprobation mais, sentant mon regard sur lui tandis qu’il rattache sa ceinture, il ne lit pas ma pensée. Gêné, il regarde ailleurs.

—    Qu’est-ce que vous faites ?
—    Ah. Je reste là ?
—    Eh oui, comme ça on a plus de place.
 

Il regagne son fauteuil sans répondre – je ne sais pas s’il a compris. Il a l’air triste que nous soyons séparés.

Au décollage j’échange des regards et des mots d’encouragement avec mes voisins de derrière, les chtis. Ça va.

Une nana en uniforme passe plus tard avec de la bouffe. Arras-Bailleul demande ce qu’il y a comme sandwich.

—    Jambon-fromage.
—    Ok, je prends fromage.
—    Jambon-fromage monsieur.
—    Fromage alors.
 

Elle ne répond pas et lui donne le fameux jambon-fromage. Il le regarde.

—    Ah… et des chips ?
—    Des Pringles ?
 

Il lui fait répéter quatre fois. Alors moi, avant de craquer, je lui dis : « C’est des chips, les Pringles ». Quand on lui donne la boîte il la retourne dans tous les sens, sceptique, cherchant l’ouverture.

Le vol se déroule ensuite sans conversation inopinée. Mais la violence de l’atterrissage est incroyable – on rebondit de plusieurs mètres, on dérape de droite et de gauche, l’avion freine tellement qu’on est tous projetés vers l’avant. Jamais vu un truc si brutal. Mes chtis sont ravis, comme à la foire.

Sur place je fais connaissance avec un musée magnifique et une équipe formidable, et le décollage du projet se fait dans les règles de l’art – un exemple de bonnes pratiques.

Par contre dans deux jours je reprends l’avion pour Marseille et, j’avoue, j’appréhende un peu.

*

Mais tout va bien. Même l’incongruité de ma voisine, qui me défie en expliquant que les bras mitoyens des sièges sont réservés à celui du centre (« Vous vérifierez ! »), me semble bien anodine.

Je me présente à la sortie du parking, et je sonne mon grand copain qui me demande comme prévu quel est mon problème. A ce moment-là, un mec qui travaillait à côté se pointe et m’arrache des mains la réservation.

—    Il était au P7 et il a été boosté ici, crache-t-il dans l’interphone pour le bénéfice de son collègue.
 

Puis il lui lit un code sur la réservation et la barrière se lève.

—    Voilà. Vous êtes libre.
 

Il ne me reste plus qu’à passer à Marseille boire un café avec Maarten, aller à Gardanne reprendre mon instrument après avoir un peu travaillé Diavole in me et pris un autre café avec Pascale, me rendre à Velaux pour trois heures de répète, puis faire une heure et demi de route jusqu’à la maison… Et je n’aurai pas dîné.

Une remarque sur “Un beau jour de septembre

Laisser un commentaire